« Elle »

« La femme a une puissance singulière qui se compose de la réalité de la force et de l'apparence de la faiblesse. »

- Victor Hugo 

La femme, immigrante

La capacité à se taire et à endurer est souvent considérée, dans plusieurs cultures, comme une des plus belles et importantes qualités qu'une femme puisse posséder. Néanmoins, le fait d'endurer est souvent synonyme de répression des sentiments. Cette répression peut non seulement se traduire par des tensions musculaires et des maux physiques (par exemple rigidité musculaire ou douleur au cou), mais elle peut aussi avoir des conséquences sur l'état mentale de la personne. 

Les femmes immigrantes sont généralement moins portées à exprimer leurs sentiments, puisque dans leur culture, une femme doit se taire et endurer. De telle sorte que lorsqu'elles immigrent, elles continuent donc à réprimer leurs émotions, malgré le fait qu'elles vivent des événements difficiles résultant de la migration.

 

En plus d'avoir des remords et regrets à cause des parents et amis qu'elles ont laissé derrière elles, les immigrantes font face à de nombreux défis. En effet, elles subissent plusieurs obstacles tels que le langage du pays d’accueil, la stigmatisation et la discrimination liées à certaines caractéristiques ethniques et raciales, ainsi que l'absence de services adaptés à leur culture. 

 

Tous ces facteurs, parmi tant d'autres, peuvent engendrer chez les femmes immigrantes une mauvaise et une faible estime de soi, une diminution grave ou une perte de motivation et d'espoir en l'avenir. Dans les cas où elles subissent de la violence et des mauvais traitements, des troubles mentaux graves peuvent en résulter.

De la même manière que les facteurs mentionnés plutôt peuvent influencer l'état mental des femmes, ils peuvent aussi être des barrières pour aller chercher de l'aide lorsqu'elles sont en situation de crise.  Effectivement, puisqu'elles peuvent avoir de la difficulté avec la langue du pays d'accueil, ce qui être une raison pour laquelle qu'elles ne vont pas chercher l'aide nécessaire pour leur santé mentale.  Aussi, le désir de réduire la stigmatisation et la discrimination qu'elles subissent déjà est une des raisons pour lesquelles elles ne veulent pas avoir recours à des spécialistes. 

Cela peut avoir plusieurs conséquences néfastes chez les femmes immigrantes sur leur santé  mentale. On observe que : 

  • Elles ont un taux de suicide plus grands que celles des femmes Canadiennes

  • ​Elles sont deux fois plus susceptibles d'être atteintes de dépression et d'éprouver de l'anxiété que les hommes

La santé de la femme est importante. Celle de la femme immigrante l'est tout autant, car elle est la force qui soutien et maintient une famille autant dans les bons moments que les moments plus difficiles. Elle est toujours là pour les autres, souriante et résiliante. Il faut donc, dans les moments plus difficiles pour elle, la soutenir avec les ressources adéquates. Il faut cesser les préjugés «elle est forte, elle va s'en sortir. » Non. Certes, une femme immigrante est forte, mais il faut plus que la laisser à sa force. Il faut les psychologues, psychiatres et intervenants qui parlent sa langue, qui comprennent sa culture et qui ne la jugent pas.  

Il faut soutenir et aider la femme immigrante, parce que sa santé mentale compte, tout autant que la mienne ou la tienne. 

Article écrit par Fama Tounkara 

Voici une explication plus détaillée des différents défis que les femmes immigrantes ont à surmonter et des solutions que nous proposons pour remédier à la situation.

Stigmatisation  et discrimination

La culture et la race d'un immigrant peuvent faire en sorte qu'il soit victime de stigmatisation et discrimination.

Notre solution:  éduquer et senbiliser les gens pour une ouverture d'esprit sur l'autre et l'inconnu. Cela va diminuer énormément les jugements et la discrimination à l'égard des immigrants.

Défis à surmonter

Langage 

Les connaissances linguistiques du pays d’accueil est un grand facteur stressant pour un immigrant. L'apprentissage d'une nouvelle langue n'est pas toujours facile après un certain âge. 

Notre solution : montrer de la compassion à ces personnes qui apprennent la langue et les guider à travers ce processus d'apprentisssage.

Absence de services ou soutien adaptés à la culturelle 

La plupart des services de santé, physique et mentale, sont généralement adaptés à la population du pays. Peu de services sont offerts aux immigrants dans leur langage et par rapport à leur culture. 

Notre solution : former plus de personnes parlant la langue des immigrants pour qu'ils puissent les soutenir et offrir des services de santé mentale appropriée le temps qu'ils apprennent la langue et s'adaptent à la culture du pays d’accueil 

Références : 

Texte Centre d’excellence de l’Atlantique pour la santé de femmes. « L’accès équitable aux soins et à l’information sur la santé et la prévention des maladies chez les immigrantes récemment arrivées et vivant en Nouvelle-Écosse ». Enligne : http://www.dal.ca/content/dam/dalhousie/pdf/ace-womenhealth/MTWH/ACEWH_mtwh_14_fr_acces_equitable_immigrantes_NS.pdf

8 Commission sur la santé mentale du Canada. « Améliorer les services en santé mentale pour les immigrants, les réfugiés et les groupes ethnoculturels ou racialisés – Enjeux et options pour l’amélioration des services». En-ligne : 

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